Comment ?

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Comment vivre avec l’allergie ?

Mesures de précaution

La seule mesure efficace lorsque l’on souffre d’une allergie aux arachides est leur élimination stricte de l’alimentation. Ce n’est bien entendu pas chose facile.

La lecture des étiquettes des aliments préemballés est un passage obligé avant l’achat éventuel de ceux-ci.

Vigilance accrue en voyage

Si vous partez à l’étranger, sachez que vous pouvez rencontrer d’autres termes que ceux mentionnés par la loi, rédigés dans la langue du pays visité (ex. nuts, tree nuts, almonds, cashew, noix d’hickory, pacanes, …).

De plus, les plats locaux (biryani d’Inde, b’stilla du Maroc, …) et les ingrédients utilisés sont souvent différents de ceux habituellement consommés dans nos régions et contiennent ou peuvent contenir des arachides ! La prudence s’impose…

Allergènes cachés

Méfiez-vous des produits cosmétiques ainsi que des médicaments qui contiennent des arachides, notamment sous forme d’huile. En effet, une sensibilisation, voire une réelle allergieà ces substances est possible. Leur évictionest à discuter avec le médecin en fonction de votre histoire clinique :

huiles de bain, de massage, …

shampoings, savons, crèmes et autres produits cosmétiques

les médicaments et préparations pharmaceutiques

Certaines graines pour oiseaux mais aussi des aliments destinés aux animaux de compagnie peuvent contenir des arachides. Soyez vigilant(e) en cas de manipulation.

Alimentation des enfants 

En France, il est conseillé d’attendre 1 an pour introduire des aliments contenant de l’arachide dans les repas des bébés, et 3 ans pour les enfants à risque.

Le Canada préconise l’introduction des arachides, beurre d’arachide, noix, graines de sésame, kiwis, et fruits de mer vers 4 à 5 ans pour les enfants à risque.

Des essais de désensibilisation ont été menés chez certains patients allergiques par une série d’injection d’extraits d’arachides. Cette méthode est abandonnée car elle peut être responsable d’accidents allergiques graves.

Vie quotidienne difficile 

Face au diagnostic d’allergie alimentaire, soit les signes de l’allergiene sont pas visibles en permanence et le problème est minoré (alors qu’il reste grave), soit les signes cliniques sont visibles (comme dans le cas des symptomatologiescutanées) et le malade pourra avoir un sentiment d’exclusion.

Dans ce dernier cas, les difficultés apparaissent plus fréquemment chez l’enfant que chez l’adulte : l’intégration et la socialisation sont rendues difficiles notamment à l’école, au moment des repas traditionnellement représentés comme des moments de partage et de convivialité. 

En outre, les manifestations cliniques de l’allergiecomme le prurit, l’insomnie, la gêne respiratoire peuvent avoir, surtout chez l’enfant, des conséquences néfastes sur leur équilibre et sur leur vie sociale (absentéisme à l’école, diminution de la concentration, fatigue, …).

La scolarisation de l’enfant allergique 

La scolarisation de l’enfant allergique aux trophallergènes pose également de nombreux problèmes à ses parents.

Bien qu’il existe en France un Projet d’Accueil Individualisé (PAI) concerté entre les parents, le médecin traitant et l’école pour l’acceptation de l’enfant et sa prise en charge (panier repas et traitement d’urgence à disposition), il est nécessaire que les parents gèrent quotidiennement les goûters, les collations, les sorties de classe avec l’enseignant. 

De plus, en raison d’une gestion au niveau communal des écoles maternelles et primaires, des stratégies différentes sont appliquées en fonction des établissements et, dans certains cas, il peut devenir très difficile d’inscrire son enfant à la cantine de l’école.

D’une manière générale, chaque déplacement, chaque activité de la vie courante, ne peut avoir lieu sans une organisation très rationnelle car dans tous les cas il faut anticiper et prévoir les repas. 

A chaque fois, un travail d’information de l’entourage du patient concernant le risque allergique, la conduite à tenir en cas d’accident et sur le régime d’éviction est indispensable.

Allergies qui ont tendance à persister toute la vie : les allergies aux arachides, aux noix, aux poissons, aux fruits de mer et au sésame

18% des allergies chez les enfants

10 à 15% des allergies à l’arachide évoluent vers la guérison

1% des allergies chez les adultes

Avec les fruits à coque, c’est le 1er aliment responsable d’anaphyaxies sévères

La fourchette de doses seuils pour la réponse à l’arachide a été récemment évaluée entre 0,5 mg et 10 g d’arachide